Ipotêtu

fr|en

Le jardin d’Ipotêtu

Lyn Nékorimaté

Les chorégraphies d’Ipotêtu

Lyn Nékorimaté, Sébastien Garciaz

L’espace du son

Olivier Toulemonde

Déambulations stratigraphiques

Elsa Mazeau

Mémoire et poétique de la carotte

Elsa Mazeau

Prospections mémorisées

Laurence Cornet

Les funambules d’Ipotêtu

Elsa Mazeau, Olivier Toulemonde

Fantômes du paradis

Yu-Ting Su & Fabrice Cotinat

Fantasmagories

Fabrice Cotinat & Yu-Ting Su

La galerie de portraits

Jean Paul Labro, Sébastien Garciaz

La grande sphère

Jean Paul Labro

Le studio d’Ipotêtu

Le Musée d'Ipotêtu est un musée virtuel en ligne. En cours de réalisation, le musée d'Ipotêtu est une analogie tridimensionnelle des bâtiments du collège Pierre Emmanuel. Son interface numérique permettra aux usagers de visiter chacun de ses espaces de manière dynamique.

Chaque œuvre exposée dans le musée sera réalisée avec les collégiens et les enseignants au cours d'ateliers de pratiques artistiques organisés dans le collège jusqu'à la fin de l'année 2018.

Le projet du Musée d'Ipotêtu a été retenu au titre du 1% artistique du Collège Innovant Pierre Emmanuel de Pau suite à l'appel d'offre du Conseil Départemental des Pyrénées Atlantiques pour la réalisation d'une œuvre numérique.

Ce projet est dirigé par les artistes lauréats, Elsa Mazeau, Lyn Nékorimaté et Jean Paul Labro du Collectif Ding. Il associe plusieurs artistes qui ont été invités à participer aux ateliers. La création graphique a été confiée au designer graphique Sébastien Garciaz et la coordination interne à Maëva Changeur.

1% Pyrénées Atlantique Ville de Pau

L'équipe

Elsa Mazeau

Elsa Mazeau

Elsa Mazeau travaille partout et vit en Seine-Saint-Denis.

À partir de contextes décalés, d’un moment d’intensité, qu’elle met en place dans l'espace public, elle invite chacun à re-envisager et à recomposer par le geste, par l’écriture ou par la parole, un lieu. Face aux stéréotypes, aux enjeux de pouvoir et aux codes de l’apparence, sa pratique s’appuie sur des processus collaboratifs, afin de reconsidérer ensemble ce qui a été pensé par d'autres comme un mode de vie.

La recherche, qui croise les questions de représentation, la sociologie puis l’archéologie, est ainsi activée par les habitants eux-mêmes. L’image fixe les propositions performées : elle relève d’une exploration du médium qui prend en considération le caractère physique et plastique de la photographie, afin de réinscrire l’espace vécu du point de vue de l’expérience, formellement, dans un ensemble de propositions à la matérialité diverse.

Ses pièces ont notamment été exposées au Centre Georges Pompidou à Paris, au Palais de Tokyo, à la Biennale de Tirana, à la Galerie La Ruche de Tokyo ou à l’Elac à Lausanne.

Lyn Nékorimaté

Lyn Nékorimaté Collectif DING

Artiste plasticienne, Lyn Nekorimate a d'abord un parcours professionnel en danse classique et contemporaine et poursuit ses études dans les arts plastiques à l’Ecole Nationale d’Arts de Cergy-Pontoise ainsi qu'un cursus universitaire en théorie de l’art et des nouveaux médias à Paris 8.

Son travail se déploie et s'articule au travers divers media et dispositifs sonores et vidéos ou relevant de la performance. Dans ses installations, la construction d'espaces ou les mises en scène mettent en jeu des systèmes d’émancipations ludiques autour de la notion de récit et ce qu'elle nomme « la mythologie de l'intime » et ses techniques.

Depuis 2011 elle a fondé avec Jean Paul Labro le collectif d'artistes Ding. Leurs projets sont souvent réalisés en étroite collaboration avec d’autres personnes, ainsi que des artistes, chercheurs, penseurs, philosophes ou architectes en France et à l'étranger.

Jean-Paul Labro
Jean-Paul Labro Collectif DING

Artiste plasticien et vidéaste, Jean Paul Labro vit et travaille à Pau.

Il a enseigné à l’École Nationale des Beaux-arts de Bourges, et enseigne actuellement à l’École Supérieure d’arts des Pyrénées à Pau. Il est fondateur de Bandits-Mages à Bourges, structure dédiée à la production et à la diffusion des arts audiovisuels et multimédias qu’il a dirigé pendant quinze ans. Depuis plusieurs années Jean Paul Labro est initiateur de workshops internationaux en école d’art qui contribuent à sortir la pédagogie du contexte de l’école.

Il réalise des vidéos, des performances, des installations et des dispositifs multimédias. Sa démarche s’inscrit plus particulièrement dans des processus de création contextuels menés lors de résidences. Artiste visionnaire, il investit son énergie dans la performance, la vidéo, l’invention de machines, d’installations et de dispositifs qui interrogent de manière critique l’image vidéo et les médias. Il se confronte aussi bien au monde de la science-fiction, du cinéma, des jeux vidéos, qu’à celui de l’architecture et transforme l’espace en machine interactive à voir et à rêver.

Sebastien Garciaz

Sebastien Garciaz

Je travaille indépendamment en tant que programmeur et designer digital.

Expert et passionné en conception de sites Web, je collabore avec des entreprises et des start-ups qui valorisent l’intégrité de la conception et du développement.

Je réalise des plateformes et des applications Web, des installations multimédia et artistiques, de la réalité virtuelle et augmentée et de la direction artistique. J’offre des expériences Web numériques à vos utilisateurs en portant une attention particulière au design, à l’optimisation et à la performance.

Soucieux d’améliorer notre avenir, je travaille à la construction d’un Internet plus propre et plus vert. Connaissant la demande colossale en énergie d’Internet, je code des expériences web éco-responsable et durable visant à réduire leur empreinte carbone.

Maeva Changeur

Maeva Changeur

Fabrice Cotinat

Fabrice Cotinat

Né en 1968, vit et travaille à Châteauroux. C’est d’abord comme un habile ingénieur de machines ludiques que Fabrice Cotinat subvertit les mécanismes de production et de réception de l’image en général et de l’oeuvre d’art en particulier. Diplômé de l'ENSA de Bourges, plusieurs projets de résidence l'ont amené construire divers projets en Europe et en Asie. Il a participé au développement de l’association Bandits-Mages à Bourges et de son festival multimédia entre 1992 et 2002. Il crée en 1999 un collectif castelroussin avec David Legrand et Henrique Martins Duarte: La galerie du cartable, dans laquelle il investit la création audiovisuelle par le biais du cartable-vidéo – espace de projection et de création nomade – et la pratique d’un cinéma d’invention dont l’originalité s’appuie sur des dispositifs low-tech de prises de vue et des mises en scène contraintes par des architectures bricolées. Il est tour à tour réalisateur de films, acteur et/ou scénariste. Les Dialogues fictifs (2001-2008) réalisés par le collectif mettent en scène des conversations entre artistes, cinéastes ou écrivains d’époques différentes : duos improbables ou achroniques entre les fantômes de Léonard de Vinci et Nicolas Poussin, Albrecht Dürer et Joseph Beuys, Pier Paolo Pasolini et Andy Warhol ou encore Roland Barthes et Marguerite Duras. Ces « dialogues des morts » inspirés du livre de Fénelon composé entre 1692 et 1695, collisions verbales, formelles et visuelles, génèrent des collaborations bien vivantes avec de nombreux artistes, vidéastes et cinéastes. Michel Aubry, Françoise Cardon, Joseph Morder, Boris Lehmann, Alain Cavalier, Marie Losier...

Pour l’une ou l’autre de ses activités, on retrouve chez Fabrice Cotinat un lien entre l’homo faber (l’homme qui fabrique) et l’homo ludens (l’homme qui joue), dualité forgée par un sens aigu du télescopage, un positionnement critique, voire politique, sur l’art et la représentation. En 2007, il crée Châteauroux Underground (Association loi 1901) pour le développement et la promotion d’un art collectif. Il est intervenu entre 2009 jusqu'à 2013 en milieu carcéral pour concrétiser un projet d'on le but était de recréer du lien social entre les détenus. Il a réalisé un studio de télévision expérimental ainsi qu'un canal dans cette optique. Pendant 5 ans, il a dirigé la production des films et le programme télévisuel quotidien pour le canal interne de la prison. Il enseigne aujourd'hui la vidéo à l'école nationale des beaux arts de Limoges. Ses œuvres sont collectionnées en France dans des FRAC et à l’étranger dans des collections privées.

Depuis un an, Yu-Ting SU et Fabrice COTINAT travaillent ensemble. Les réalisations artistiques en cours, pensées et crées en commun, sont des films expérimentaux qui résultent de la combinaison de divers procédés et compétences maitrisées comme la photographie, le dessin, la robotique, l’animation, la sculpture et la performance. Leur fabrique d'images questionne le sens avec toujours cette volonté de convoquer la parole, le langage, la transmission des idées, les formes et la poésie. À travers une pensée et des expériences qui convoquent et réconcilient le numérique et l’analogique.

Yuting Su

Yuting Su

Artiste. Née en 1984 à Taïwan. Vit et travail entre Châteauroux et Taipee. Diplômée de l’ENSA de Limoges, elle réalise des performances, des vidéos et des dispositifs multimédia. Son travail exp rime et analyse pourquoi nous répétons toujours les mêmes activités dans notre vie. Elle a réalisé plusieurs actions plast iques afin de démontrer en quoi notre société agit sur notre physique et notre moral et en quoi le travail est une contraine. A travers ses environnements sensoriels, ses installations vidéo, ses séances de dessin ou de peinture performées, Yu- Ting Su emmène le visiteur au cœur de son espace mental. Un espace souvent enfumé : histoire de le perdre, de se per dre aussi. Un espace mental où règne la répétition, cette compulsion physique, psychique, d’où, écrivait Goethe, naissen t tout à la fois dégoût et contentement. Un espace mental où se joue et se rejoue l’aliénation de l’être . Dans cet univers, les temps de repos deviennent d’inquiétantes stases, des moments de claustration hors du monde. Sur ces vidéos, les motifs que Yu-Ting Su épuise : des jouets mécaniques tournant indéfiniment sur eux-mêmes, des per sonnages frénétiques affublés de masques d’animaux, entre recherche du plaisir et violence de la réitération, des mouto ns à bascule qu’elle construit elle-même, qui sont parfois brisés au cours de performances, et qui, évidemment, fustigent l’instinct grégaire, des agneaux de Dieux aux moutons de Panurge. En faisant appel à la part d’animalité et / ou d’enfanc e qui demeure chez le spectateur, l’artiste n’allège pas l’accablant constat, bien au contraire ; la contrainte et l’enfermem ent ne sont plus uniquement le triste apanage des adultes des sociétés dites avancées : la sauvagerie des bêtes et le « vert paradis » de l’âge tendre n’y échappent pas davantage.

Olivier Toutlemonde

Olivier Toutlemonde

Mon travail artistique s'articule autour de la question du son, de sa perception et de sa propagation. Cela peut prendre la forme de concerts, de performances, de phonographie, de pièces radiophoniques ou d'installations sonores, activités diverses mais qui sont reliées par le fil de l'expérimentation sonore et de l'écoute. Au travers de mes installations sonores, j'entends mettre à l'épreuve le son dans un contexte où l'écoute peut se déployer en profondeur et où la perception de l'auditeur est intimement reliée à l'espace dans lequel il évolue. Musicien de formation, il travaille en improvisation libre, mais participe aussi à des performances sonores et pluridisciplinaires comme "Tous les Objets qui Servent à Enfoncer des Clous ne sont pas des Marteaux", avec Gaëtan Bulourde ou "Sismographe", avec Nicolas Desmarchelier et Yukiko Nakamura. Il a jouée dans toutes l'Europe, ainsi qu'aux Etats-Unis et au Canada.

Il réalise également des installations sonores (Kunstverein à Heidelberg, festival Courant d'Art à Bourg-en-Bresse, festival Remor à Girona, Q-o2 à Bruxelles, Buda à Courtrai...) qui invitent à l'écoute et dans lesquelles la perception de l'auditeur est intimement liée à l'espace dans lequel il évolue. Il compose des bandes-son pour la vidéo, notamment celles de Muriel Toulemonde, qui ont été diffusées dans de nombreux musées et expositions à travers le monde et dont les oeuvres figurent dans les collections du Fonds National d’Art Contemporain (Paris), du FRAC Limousin (Limoges), du Domaine de Chamarande (Essonne) et du Centre Pompidou – Musée National d’Art Moderne. Il réalise des pièces radiophoniques et des documentaires sonores pour la radio, qui ont notamment été produites par Arteradio, l'Atelier de Création Sonore Radiophonique de Bruxelles et Deutschlandradio Kultur à Berlin.

Laurence Cornet

Laurence Cornet est enseignante dans l’Education Nationale et est actuellement détachée dans le secteur spécialisé où elle utilise principalement les supports culturels, arts, histoire des arts, archéologie, comme supports d’apprentissage. Diplômée de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, mention anthropologie sociale et historique de l’Europe, elle est également titulaire d’un doctorat en histoire et archéologie du Moyen Age.

Son activité professionnelle s’organise selon plusieurs axes : des missions d’enseignements à destinations d’adolescents et jeunes adultes à besoins spécifiques, l’encadrement sur des chantiers de fouilles archéologiques d’étudiants inscrits dans un cursus d’histoire et d’archéologie, des recherches scientifiques en partenariat avec les universités de Rennes 2 et Perpignan, et enfin, est actuellement maître d’accueil pour la formation des étudiants préparant les concours de l’enseignement.

Partenaires

Service Civique